Septoriose des feuilles
Septoria tritici, Mycosphaerella graminicola

Les conidies sont allongées, hyalines et septées (trois à sept cellules par conidie). Elles mesurent 1,7–3,4 × 39–86 μm. Elles sont formées dans des pycnides. Elles sont excrétées par temps humide dans des cirrhe blanches.

Description
Mycosphaerella graminicola: Les périthèces brun-sombre mesurent 68–114 μm. Les asques renferment 8 ascospores et mesurent 11–14 × 30–40 μm. Les ascospores sont hyalines, elliptiques et mesurent 2,5–4 × 9–16 μm. Elles sont constituées de deux cellules inégales.  Les septorioses sont des maladies fongiques des végétaux engendrées principalement par Septoria tritici et Septoria nodorum. Elles sont particulièrement fréquentes chez le blé et autres espèces du genre Triticum et se trouvent dans toutes les zones de culture du blé à travers le monde. Elles peuvent occasionner des pertes de rendement de plus de 40 %. Elles touchent également d'autres cultures. Les épidémies peuvent être très dommageables car ce sont des épidémies à développement exponentiel. Septoria tritici sont observables dès la fin de l'automne et durant tout l'hiver sur les feuilles de blé. Les principaux organes atteints sont les feuilles, les nœuds et les épis. Les semences contaminées sont à l'origine de « manque à la levée » et de fonte de semi. Les jeunes plantules attaquées sont souvent detaille réduite, mais les racines ne présentent aucune pourriture. L'aspect des taches est assez diversifié, celles-ci débutent souvent par un palissement du limbe évoluant en une coloration brunâtre. La présence de minuscules ponctuations noires, les pycnides, permet de distinguer Septoria tritici. Les septorioses attaquent principalement le blé de la germination à la maturité. On peut obtenir une réduction de rendement allant jusqu'à 45 % lorsque l'épi est attaqué, et 55 % lorsque la partie foliaire d'une plante est touchée dans son ensemble (dernière feuille : 35 %, avant dernière feuille : 10 %, troisième feuille : 10 %).

Lutte chimique
À l'heure actuelle, la lutte chimique est le seul moyen permettant de lutter efficacement contre cette maladie, car elle seule semble permettre de stopper l'extension des épidémies. Les deux septorioses ont une sensibilité différente aux fongicides. Un traitement dès la montaison permet de limiter les attaques foliaires et de retarder les risques avant le traitement d'épiaison. En raison de la durée d'incubation très longue du champignon et des cycles d'infection successifs qui se superposent au cours d'une campagne, la stratégie fongicide visera à enrayer la poursuite d'une épidémie (effet curatif) tout en empêchant la contamination des nouveaux étages foliaires (effet préventif). Dans le cadre de lutte fongicide, cela consiste à pratiquer un suivi des populations pathogènes, en fonction de leur sensibilité et de leur résistance à un fongicide donné Seuil d'intervention : 15 % de symptômes sur la 3e Feuille (F3). Dans des itinéraires de protection intégrée, le passage de fongicide est reculé jusqu'au stade "Dernière feuille étalée" ce qui permet de protéger les deux dernières feuilles, essentielles pour le rendement. Dans ce cas, on utilise souvent une Triazole à 1/2 ou 1/3 de dose en fonction de la pression maladie et de la météo à venir.

Par ailleurs, la protection fongicide est un poste d'investissement important, il mérite donc d'être raisonné. Outre la connaissance des produits proposés sur le marché, et le temps passé à l'observation des parcelles, la protection fongicide nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres : la région, la variété, les conditions agronomiques de la parcelle et le climat de l'année. Les fongicides doivent impérativement être bien positionnés, afin de bénéficier de la meilleure persistance d'action.